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L’Amazonie est le poumon de notre belle planète bleue avec ses 5 500 000 km² de forêt tropicale. C’est aussi le foyer ayant la plus grande biodiversité au monde. En effet, on dénombre actuellement plus de 2 millions d’espèces d’insectes, 40 000 espèces de plantes, 2 200 poissons, près de 1 300 oiseaux, 430 mammifères, 400 amphibiens et près de 380 reptiles. La diversité de sa flore est tout aussi impressionnante avec plus d’un milliard d’arbres et 75 000 espèces d’arbres différentes.

L’Equateur ne possède qu’une toute petite partie de cette forêt amazonienne gigantesque, cependant elle reste l’une des plus préservées. La richesse naturelle de cette région, ajoutée à celle des Andes et des Galapagos, fait de l’Equateur l’un des pays ayant la plus grande biodiversité du monde. Un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs de nature en voyage en Équateur.

Le singe écureuil

Cette espèce de singe, très présente en Amazonie, est aussi appelée saïmiri. Ce sont des petits singes vivant en groupe de 30 à 70 individus.

Le singe écureuil (saïmiri)

Son aspect peluche vous fera craquer. Le singe écureuil est très habile et vit dans les branchages.

Taille: 25 cm à 35 cm, Queue: 35 cm à 45 cm

Poids: De 750g à 1,2kg

Aspect: Sa fourrure principale va du gris au vert olive avec des touche de dorée et de noir.

Alimentation: Se nourrit principalement d’insectes qu’il trouve dans les arbres.

Nidification: Il se reproduit généralement lors de la saison des pluies, durant une période de 3 mois. La gestation de cette espèce dure de 5 à 6 mois.

Durée de vie: 23 ans (en captivité)

Population: Inconnue. C’est une espèces en préoccupation mineure (LC pour l’UICN)

Où les observer ?: Vous pourrez les voir dans les réserves du Cuyabeno et le parc Yasuni.

Le singe laineux argenté

Cette espèce de singe remarquable est actuellement sur la liste rouge des espèces en danger d’Équateur. Aussi appelé “chorongo”, ce primate de grande taille, au corps robuste, vit principalement dans les arbres, en groupes comptant jusqu’à 25 individus. Il s’agit d’une sous-espèce de la famille des Lagothrix Lagothricha (singes laineux).

Le singe laineux argenté (Lagothrix poeppigii)

Sa fourrure très dense de couleur bronze à argenté, qui devient plus foncé jusqu’à l’âge adulte, lui donnent une apparence très reconnaissable. On le trouve principalement dans la forêt d’Amazonie, en Équateur, Pérou et Brésil

Taille:  40 a 69 cm strong>Queue:  55 a 80 cm

Poids: De 8 à 12 kg (mâle) et 3.6 à 8 kg (femelle)

Aspect: De couleur plus pâle durant ses premières années, la fourrure se densifie et tend vers des tons marrons, bronze aux notes argentées à l’âge adulte.

Alimentation: Se nourrit principalement de fruits mûrs et de plus de 250 espèces de plantes. Son met favori reste la figue et les arbustes de Goyave.

Reproduction:Le mâle alpha s’accouple avec les femelles de son groupe. La gestation dure entre 7 et 8 mois (un bébé à la fois, bien que des jumeaux aient été observés). Il s’accroche à sa mère avant de devenir indépendant en général au bout de 6 mois.

Durée de vie: entre 15 et 20 ans (dans la nature)

Population: Inconnue. C’est une espèce en danger, classification En Peligro (EN) sur la liste rouge en Équateur et espèce vulnerable (VU) sur la liste rouge de l’UICN, menacée principalement par la chasse de subsistance, le commerce illégal de sa viande, et le développement de l’agriculture à moindre échelle.

Où les observer ?: Vous pourrez les voir autour du fleuve Napo et ses affluents principaux, en général à des altitudes inférieures à 400 mètres . On l’observe plus rarement à des altitudes plus élevées, dans la partie orientale des Andes.

Le douroucouli

Le douroucouli, autrement appelé le singe de nuit, est très reconnaissable avec ses grand yeux ronds.

Le douroucouli (Aotus)

Ce primate nocturne à la particularité d’avoir une vision monochrome. C’est aussi une des seules espèces de primates qui ne peut pas se servir de sa queue comme support.

Taille: 27 cm à 48 cm, Queue: à peu près de la mème taille que son corps.

Poids: De 600g à 1kg

Aspect: Le douroucouli à les grands yeux ronds, de petites oreilles et un pelage laineu gris dorée.

Alimentation: Il est omnivore. Il se nourrit de graines, insectes, feuilles et de fruits.

Nidification: Il n’y a pas de période particulière pour la reproduction. La période de gestation de la femelle est de 4 mois environ avec une portée de 1 bébé a chaque fois.

Durée de vie: 20 ans environ

Population: Inconnue. C’est une espèces en préoccupation mineure (LC pour l’UICN)

Où les observer ?: Vous pourrez les voir dans les réserves du Cuyabeno et le parc Yasuni.

Le Hoazin huppé

Une remarquable et iconique espèce d’oiseau à crête de taille moyenne, au long cou et à la petite tête, possédant une longue queue. On le retrouve près des fleuves, affluents, et dans les mangroves .

Le hoazin huppé (Opisthocomus hoazin)

L’un des oiseaux les plus emblématiques d’Amazonie, reconnaissable par sa crête, son plumage et son comportement si particuliers. Vous ne pourrez le manquer en vous déplaçant le long des fleuves et dans les zones marécageuses. Il n’existe qu’une seule espèce de hoazin, le Opisthocomus hoazin. Cet oiseau est reconnu pour son odeur assez désagréable, très “marécageuse” du fait de l’acidité de son système digestif et n’est donc que rarement consommé par l’être humain. Ses oeufs, au Brésil particulièrement, sont consommés par les locaux.

Taille: 62 cm à 70 cm (âge adulte)

Poids: De 650g à 850g

Aspect: Cet oiseau de taille moyenne reste imposant du fait de sa crête si particulière sur sa tête nue, et sa longue queue. La partie haute de son corps est recouverte principalement de plumage bronze-olive, virant vers le chamois, tout comme sa queue. La partie basse de son plumage tire quant à elle davantage vers le châtaigne.

Habitat: Arbres bordant les rivières et fleuves, marécages de type mangrove. Toujours proche de l’eau et ne sont jamais trouvés à une altitude de plus de 500m. On le retrouve à l’est des Andes du Venezuela et de Guinée, en Colombie, Équateur, Pérou, Brésil et Bolivie.

Alimentation: Herbivore “forcé” se nourrissant presque exclusivement de feuilles d’arbres. Il possède un système digestif remarquable qui lui permet d’entretenir une flore bactérienne issue d’une longue fermentation de sa nourriture, et riche en carbones, protéines et autres nutriments.

Nidification: Il se reproduit généralement lors de la saison des pluies (monogame) et forme des nits d’entre 2 à 5 mètres sur les hauteurs, juste au dessus des zones humides. Produit de 1 à 6 oeufs à des intervalles de 1.5 à 2 jours, chacun avec une période d’incubation de 30-31 jours. L’incubation débute à partir du deuxième oeuf.

Population: Espèce non menacée, bien que la précarité de leur habitat et leur alimentation spécifique les rendent potentiellement vulnérables, en particulier face à la pollution agricole des eaux.

Où les observer ?: Vous pourrez les voir autant dans les réserves du Cuyabeno et le parc Yasuni.

Le caïman noir

De la famille des Alligatoridae, cette espèces est l’unique représentante du genre Melanosuchus. Il est le plus grand des crocodiliens d’Amérique, certains specimens pouvant atteindre jusqu’à 4-5m à l’âge adulte (le plus grand observé étant de 7,7m pour 1310 kg au Brésil, en 1965). Leur nage a été mesurée jusqu’à 48km/h sous l’eau.

Le caïman noir (Melanosuchus Niger)

Il s’agit en effet, avec le crocodile de mer et le crocodile du Nil, de l’une des plus grandes espèces de reptiles sur terre. Il fut chassé jusqu’à la quasi-extinction pour sa peau, et dépend aujourd’hui de la protection de l’homme. Il est encore très présent aujourd’hui dans les zones de forêt tropicale, dont l’Équateur, la Colombie, le Brésil, le Pérou, le Venezuela et la Guyane.

Taille:  en moyenne de 3 à 4,25 m, les vieux mâles pouvant dépasser les 5 mètres.

Poids: De 300 à 400 kg (mâles), 100 kg (femelles)

Aspect: Le caïman noir se distingue par son arête osseuse située au-dessus de ses yeux rouges, et une peau noire et écailleuse. Cette couleur sombre lui permet de se camoufler efficacement pendant ses chasses nocturnes, ainsi qu’à absorber davantage la chaleur afin de thermoréguler son corps.

Habitat: Les caïmans établissent leurs nids au bord des berges, où ils maintiennent leurs petits sous surveillance. C’est pourquoi il est très dangereux de s’approcher des rives lorsque des bébés sont présents, leurs cris alertant immédiatement leurs parents du danger. Ils vivent et chassent principalement dans l’eau, mais peuvent également attraper des proies qui s’approchent du bord des rivières, commeles tapirs, des capybaras ou des cerfs, parfois même des anacondas.

Alimentation: Les caïmans noirs mangent principalement du poisson (même des piranhas) des poissons-chats, ainsi que d’autres animaux comme des oiseaux ou des tortues. Les mâles les plus grands sont capables de s’attaquer à des proies d’envergure (tapirs, capybaras, cerfs, etc…)

Nidification: Entre novembre et décembre (une fois tous les 2/3 ans), les femelles construisent un nid de terre et de végétation en bord de fleuve Chacune pond entre 50 à 60 œufs, qui éclosent après environ six semaines.Un “grincement” qu’émettent les petits à l’intérieur de l’oeuf permet d’informer leur mère de leur présence et prochaine éclosion. Elle les emporte alors dans sa bouche vers une mare où la surveillance sera plus aisée. La mère aide même les petits à sortir des œufs trop durs, en les craquelant entre ses dents. Elle les mène ensuite vers d’autres cours d’eau, et s’occupe d’eux durant plusieurs mois.

Population: Espèce menacée, notamment par la chasse (sa peau reste recherchée sur les marchés), dépendant de la protection de l’Homme.

Où les observer ?: Visibles de jour comme de nuit (ils sont des chasseurs nocturnes), aux abords des affluents de la région d’Amazonie. Vous les observerez sans aucun doute durant votre voyage en Équateur, que ce soit en Amazonie primaire (réserve Cuyabeno ou Parc Yasuni) ou secondaire (région de Tena).

Le ver chontacuro

Les larves du coléoptère Rhynchophorus palmarum, connues son plusieurs noms, dont le chontacuro, peuvent infliger de lourds dommages aux plantations de palmiers pêche (appelés chontas), qui en sont parfois infestées, le coeur de l’arbre étant la source principale de leur alimentation.
Un autre type de chontacuro est également retrouvé dans les arbres “meretel”. Ces larves sont très appréciées et même cultivé pour leurs apports en protéines, vitamines A, C4​ y E y minéraux. Ils sont très prisés depuis des siècles par les populations natives d’Amazonie

Bien qu’originaire des régions tropicales d’Amérique, l’espèce, considérée comme invasive, se trouve à présent un peu partout dans le monde, et provoque souvent de lourds dégâts. Dans sa forme adulte, le coléoptère s’attaque aux cocotiers et palmiers et peut infliger une piqure non venimeuse qui provoque une inflammation diffuse. Il est également vecteur de la maladie de l’anneau rouge, transmise aux cocotiers.

Le ver chontacuro (Rhynchophorus palmarum)

Les vers chontacuro (larves) sont de petite taille et peuvent être mangés vivants ou bien cuits, ce qui leur confère un croustillant curieux en bouche.

Taille: entre 5 et 10 cm

Poids: moins de 50g

Aspect: Les larves, de couleur jaunâtre à la tête marron, sont très dodues et des compartiments de forme cylindrique leur permettent de se déplacer et grimper facilement en ondulant. Elles possèdent des extrémités leur permettant de mastiquer.

Leur forme adulte de coléoptère est de couleur noire métallique, mesurant entre 26 et 53mm.

Alimentation: Le coeur du palmier pêche “chonta” représente la source principale de leur alimentation.

Cycle de vie: Le cycle de vie de l’espèce est de 120 jours: oeuf 3,5 jours, larve (chontacuro) 60,5 jours, chrysalide 16 jours et forme adulte 42 jours

Où les observer ?: Partout en Amazonie, que ce soit dans la forêt secondaire comme primaire. Nous vous recommandons la visite de la ville de Misahualli, où il est cuisiné devant vous dans de nombreux petits restaurants.