Etat d'urgence en Equateur 2024 (Quito et Guayaquil)

État d’urgence et état de conflit armé interne en Équateur (2024) : ITK Voyage vous informe

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Équateur : États d’Urgence

(⚠ Dernière mise à jour, mardi 06 février 2024)

L’Agence ITK Voyage Équateur & Galapagos suit de près l’évolution de la situation en Équateur, où l’état d’urgence et l’état de conflit armé interne ont été décrétés le 8 janvier 2024 par le président équatorien Daniel Noboa, suite à l’évasion d’une figure importante du narcotrafic.

L’état d’urgence et l’état de conflit armé interne sont en vigueur pour une période de 60 jours (jusqu’au 8 mars 2024). Pendant cette période, l’armée et la police sont déployées dans tout le pays.

Concernant les mesures à prendre en compte pour les voyageurs, nous vous informons que :

*Le gouvernement français a mis à jour ses conseils aux voyageurs le 30 janvier 2024. Il recommande désormais la prudence aux voyageurs se rendant en Equateur, mais ne déconseille plus les voyages dans le pays.
*Depuis le 23 janvier, le couvre-feu n'est plus en vigueur de 23 h à 5 h du matin sur l'ensemble du territoire national.
*Une exception est prévue pour les personnes qui doivent se rendre à l’aéroport, ou en revenir, pour des vols prévus pendant les heures du couvre-feu.
*Guayaquil est en zone particulièrement tendue.
*Le gouvernement lutte officiellement contre la narco criminalité et les trafiquants avec le déploiement de l'armée dans les rues des grandes villes 24h/24h.
*Les étrangers entrant en Equateur via des points de passage frontaliers terrestres depuis le Pérou ou la Colombie, doivent présenter un certificat de casier judiciaire apostillé.

Nous vous recommandons de suivre attentivement les informations des autorités locales et de respecter les consignes de sécurité.

Informations sur cette page :

Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation régulièrement depuis Quito et nous adapterons nos offres en fonction des conditions de sécurité.

Crédit Photo : EFE

« Des progrès significatifs et décisifs ont été réalisés en matière de sécurité nationale. » – 01/02/2024

Dans un communiqué de presse, le Ministère du Tourisme a annoncé le 1 fevrier 2024 des progrès significatifs et décisifs en matière de sécurité nationale, suite à l’instauration de l’état d’urgence le 18 janvier 2024.

Résultats des opérations

  • 60 508 opérations ont été menées sur l’ensemble du territoire équatorien.
  • 4 882 arrestations ont été effectuées.
  • La paix et la sécurité ont été restaurées dans les zones touchées par les troubles.

Retour à la normale à Quito et Guayaquil

Le Ministère annonce le retour à la normale dans la capitale Quito, ainsi qu’à Guayaquil.

Témoignage d’un journaliste

Dans son article « Dispatch, Ecuador. Drug war a world away » (comprendre « Reportage, Équateur : La guerre contre la drogue semble bien loin« ), la journaliste de Travel Weekly souligne le calme et le retour à la vie quotidienne dans la capitale.

Le Ministère se félicite de ces résultats et réaffirme son engagement à garantir la sécurité de tous les citoyens équatoriens, expatriés et touristes.

Communiqué officiel du Ministère du tourisme équatorien (01/02/2024)

Couvre-feu en Équateur : allègement par province le 23/01/2024

Le président équatorien Daniel Noboa a annoncé le 23 janvier 2024, décret N° 135, un allègement du couvre-feu en vigueur depuis le 9 janvier 2024. Le couvre-feu ne sera désormais plus appliqué de manière uniforme sur l’ensemble du territoire, mais sera adapté par province en fonction du niveau de sécurité.

Les provinces sont réparties en trois catégories :

  • Niveau élevé (couvre-feu de 00 h 00 à 05 h 00)
  • Niveau moyen (couvre-feu de 02 h 00 à 05 h 00)
  • Niveau bas (pas de couvre-feu)

Les exceptions au couvre-feu restent les mêmes pour tous les niveaux :

  • Les personnes qui se déplacent pour des raisons de santé, d’urgence ou de travail.
  • Les personnes qui se rendent à l’aéroport ou en reviennent.

Cette mesure est une première étape vers un retour à la normale dans le pays.

Sources : « C’est le décret de toque de queda en Equateur avec les niveaux alto, medio et bajo » – El Universo (23/01/2024) ; « Nouveaux horaires du couvre-feu dans la région d’El Oro pour ce mardi, 23 janvier » – El Universo (23/01/2024) ; « C’est le nouvel horaire de toque de queda pour Guayaquil et Quito » – El Universo (23/01/2024) ; & « Décret N° 135 » – APAK (23/01/2024)

Tableau récapitulatif des niveaux de risque et nouvelles modalités du couvre-feu

Ce tableau présente les nouvelles modalités du couvre-feu en Équateur, en vigueur depuis le 23 janvier 2024. Le couvre-feu est désormais adapté par province en fonction du niveau de sécurité.

NIVEAU PROVINCES/Cantons Horaires Exceptions
ÉLEVÉ CAÑAR : La Troncal
EL ORO : Arenillas, Huaquillas, Machala, Pasaje, Santa Rosa
ESMERALDAS : Quinindé, San Lorenzo
GUAYAS: Durán, Guayaquil, Balao, Balzar, Daule, El triunfo, El Empalme, Milagro, Naranjal, Naranjito, Playas, San Jacinto de Yaguachi
LOS RIOS : Babahoyo, Buena Fe, Pueblo Viejo, Quevedo, Valencia, Ventanas, Vinces
MANABI : Manta, Montecristi, Pedernales, Portoviejo
PICHINCHA : Quito
SANTA ELENA : La Libertad, Salinas, Santa Elena
SANTO DOMINGO DE LOS TSACHILAS : Santo Domingo
SUCUMBIOS : Lago Agrio
De 00h00 à 05h00 Personnes se déplaçant pour des raisons de santé, d’urgence ou de travail ; personnes se rendant à l’aéroport ou en revenant
MOYEN AZUAY : Cuenca, Camilo Ponce Enríquez
CAÑAR : Azogues
CARCHI : Tulcán
CHIMBORAZO : Riobamba
EL ORO : El Guabo
ESMERALDAS : Atacames
GUAYAS : Samborondón, Colimes, Lomas de Sargentillo, Nobol, Pedro Carbo, Simón Bolívar
LOS RIOS : Baba, Mocache, Urdaneta.
MANABI : El Carmen, Sucre.
MORONA SANTIAGO : Morona
NAPO : Tena
ORELLANA : La Joya de los Sachas
PICHINCHA : Cayambe
SANTO DOMINGO DE LOS TSACHILAS : La Concordia
De 02h00 à 05h00 Mêmes exceptions que pour le niveau élevé
BAS AZUAY : El Pan, San Fernando, Chordeleg, Girón, Guachapala, Gualaceo, Nabón, Oña, Paute, Pucará, Santa Isabel, Sevilla de Oro, Sigsig
BOLIVAR : Caluma, Chillanes, Chimbo, Echeandía, Guaranda, Las Naves, San Miguel
CANAR : Biblián, Cañar, Deleg, El Tambo, Suscal
CARCHI : Bolívar, Espejo, Mira, Montufar, San Pedro de Huaca
CHIMBORAZO : Alausí, Chambo, Chunchi, Colta, Cumandá, Guamote, Guano, Pallatanga, Penipe
COTOPAXI : La Maná, Latacunga, Pangua, Pujilí, Salcedo, Saquicilí, Sigchos
EL ORO : Atahualpa, Balsas, Chilla, Las Lajas, Marcabelí, Piñas, Portovelo, Zaruma
ESMERALDAS : Eloy Alfaro, Muisne, Río Verde
GALAPAGOS : San Cristóbal, Isabela, Santa Cruz
GUAYAS : Alfredo Baquerizo Moreno, Marcelino Maridueña, Isidro Ayora, Palestina, Salitre, Santa Lucía
IMBABURA : Antonio Ante, Cotacachi, Ibarra, Otavalo, Pimampiro, San Miguel de Urcuquí
LOJA : Calvas, Catamayo, Celica, Chaguarpamba, Espíndola, Gonzamaná, Loja, Macará, Olmedo, Paltas, Pindal, Puyando, Quilanda, Saraguro, Sozoranga, Zapotillo
LOS RIOS : Montalvo, Palenque, Quinsaloma
MANABI : 24 de mayo, Olmedo, Bolívar, Chone. Flavio Alfaro, Jama, Jaramijó, Jipijapa, Junín, Paján, Pichincha, Puerto López, Rocafuerte, San Vicente, Santa Ana, Tosagua
MORONA SANTIAGO : Gualaquiza, Huamboya, Limón Indanza, Logroño, Palora, Santiago, Sucúa, Taisha, Pablo Sexto, Tiwintza, San Juan Bosco
NAPO : Archidona, Carlos Julio Arosemena Tola, El Chaco, Quijos
ORELLANA : Aguarico, Loreto, Orellana
PASTAZA : Arajuno, Mera, Pastaza, Santa Clara
PICHINCHA : Mejía, Pedro Moncayo, Pedro Vicente Maldonado, Puerto Quito, Rumiñahui, San Miguel de los Bancos
SUCUMBIOS : Cascales, Cuyabeno, Gonzálo Pizarro, Putumayo, Shushufindi, Sucumbíos
TUNGURAHUA : Ambato, Baños de Agua Santa, Cevallos, Mocha, Patate, Quero, San Pedro de Pelileo, Santiago de Pillaro, Tisaleo
ZAMORA CHINCHIPE : Centinela del Cóndor, Chinchipe, El Pangui, Palanda, Paquisha, Yantzaza, Zamora, Nangaritza, Yacuambi
Pas de couvre-feu Aucune

Voyager en Équateur pendant l’état d’urgence : est-ce possible ?

Les autorités équatoriennes ont assuré que le pays reste une destination sûre pour les touristes. Que les mesures de sécurité prises par le gouvernement sont destinées à rétablir l’ordre et à lutter contre le narcotrafic.

Raul, guide anglophone et chauffeur pour ITK Voyage, commente la situation en Equateur depuis la Basilique de Quito (17/01/2024)

Pour ce qui est de l’avis des profesionnels du tourisme sur place, il est tout à fait possible de voyager en Équateur pendant l’état d’urgence et l’état de conflit armé interne. Ce qui change, c’est la notion de prudence et de respect des consignes du gouvernement, le couvre-feu, et bien entendu la présence des militaires et de la police sur tout le territoire sans pour autant que tout le territoire ne soit touché par les violences récentes car de nombreuses régions sont épargnées.

La note actuelle du Conseils aux voyageurs pour l’Équateur (une agence gouvernementale américaine) est de niveau 2 : Faites preuve d’une plus grande prudence.

  • Niveau 1 : Faites preuve d’une prudence normale
  • Niveau 2 : Faites preuve d’une plus grande prudence (02/01/2024-02/02/2024)
  • Niveau 3 : Évaluez attentivement votre choix de voyager
  • Niveau 4 : Ne voyagez pas

Quant au gouvernement français, s’il invitait « à différer leurs projets [de voyage] dans toute la mesure du possible » (12/01/2024), il conseille désormais « d’éviter les province côtières ainsi que les zones frontalières » (30/01/2024) et « une vigilance renforcée est recommandée » (30/01/2024). Celui de Suisse indique « qu’une attention particulière doit être accordée à la sécurité personnelle« – (12/01/2024). Le Ministère des Affaires étrangères de Belgique « déconseille aux voyageurs tout séjour non-essentiel en Equateur » – (12/01/2024). L’ambassade du Canada conseille de « faire preuve d’une grande prudence (avec avertissements régionaux) » – (12/01/2024). Le cabinet du ministre luxembourgeois Xavier Bettel (DP) à fait savoir que « l’évolution de la situation est surveillée et il est conseillé de se tenir éloigné des rassemblements de personnes, de s’informer par les médias de l’évolution de la situation et de suivre les consignes de sécurité locales » – (10/01/2024).

Ce qu’il faut retenir :

  1. Le couvre-feu est en vigueur et doit être respecté dans toutes les provinces, à l’exception de liste des provinces et cantons exemptés.
  2. Une exception existe pour les voyageurs ayant des vols pendant ledit couvre-feu
  3. Voyageurs, touristes, expatriés et civils doivent faire preuvent d’une plus grande prudence qu’à l’habitude
  4. La ville la plus touchée reste Guayaquil
  5. De nombreux lieux sont épargnés, dont les Galapagos, les parcs nationaux, l’Amazonie, et la plupart des lieux touristiques
  6. Passage en Équateur par voie terrestre : présentation obligatoire d’un casier judiciaire apostillé, sauf si vous êtes citoyen équatorien

Tension sécuritaire en Équateur : les zones à éviter en 2024

Carte des zones et régions d’Equateur à éviter pour question de sécurité, en date du 9 janvier 2024.

Les zones côtières entre les Andes et l’océan Pacifique sont généralement en zone tendue, hors état d’urgence.

La carte montre que les grandes zones urbaines, telles que Quito, Guayaquil et Cuenca, sont effectivement tendues. Ces zones sont susceptibles de connaître des manifestations, des troubles et des actes de violence.

Les zones rurales et l’Amazonie sont, quant à elles, généralement épargnées par la violence même s’il est toujours important de faire preuve de prudence dans ces régions. Car, qu’il s’agisse de la France ou de l’Equateur, le facteur risque 0 n’existe réellement jamais.

Les Galapagos, en revanche, sont une destination sûre. La criminalité, les violences et autres troubles y sont généralement nuls ou presque inexistants.

Sécurité en Equateur : nouvelle carte actualisée et zones à risques identifiées (17/01/2024)

L’ambassade du Canada met en garde contre la présence de mines antipersonnel dans le sud et le sud-est de la frontière entre l’Équateur et le Pérou. Ces mines sont des vestiges de la guerre de 1995 entre les deux pays. Elles se trouvent dans des zones sauvages, sans routes ni infrastructures touristiques.

Les grandes villes de l’Équateur, comme Quito, sont à nouveau classées en zone de prudence habituelle, à l’exception des villes côtières (notamment Guayaquil).

Voici quelques conseils pour rester en sécurité en Équateur :

*Renseignez-vous sur la situation sécuritaire avant de voyager. Consultez les sites Web du gouvernement, des organisations touristiques et des médias pour obtenir des informations à jour.
*Soyez conscient de votre environnement. Faites attention à ce qui se passe autour de vous et ne laissez pas vos affaires sans surveillance.
*Prenez des précautions élémentaires de sécurité. Fermez les portes et les fenêtres de votre chambre d'hôtel à clé, ne laissez pas vos objets de valeur sans surveillance et ne marchez pas seul la nuit.
*Évitez les situations à risque. Ne vous promenez pas dans des zones isolées ou dangereuses, et ne vous mêlez pas à des groupes ou des activités suspectes.

Si vous vous trouvez dans une situation dangereuse, appelez immédiatement les autorités locales.

En suivant ces conseils, vous pouvez aider à vous protéger et à profiter de votre voyage en toute sécurité.

Est-ce possible de voyager aux Galapagos pendant l’état d’urgence ?

La réponse à cette question est claire : oui, il est possible de voyager aux Galapagos pendant l’état d’urgence. L’archipel est situé à environ 1 000 kilomètres du continent équatorien et est complètement épargné.

Le seul bémol de ce voyage est l’escale de un ou deux jours à Quito avant de s’envoler pour San Cristobal aux Galapagos. Notamment à cause du couvre-feu en vigueur de 23 h à 5 h du matin. Il est donc important de s’organiser en conséquence et de prévoir des activités à faire en journée pendant votre court séjour à Quito.

8 garanties du gouvernement équatorien pour un voyage serein en Équateur : Lettre du Ministère du Tourisme du 9 janvier 2024

Selon le Ministère du tourisme équatorien, la situation actuelle est expliquée en ces termes :

  1. Les états d’urgence déclarés par le Président de la République visent à rétablir la coexistence pacifique dans le pays, tant pour les citoyens équatoriens que pour les visiteurs. […]
  2. Nous tenons à souligner que, malgré l’état d’urgence, la circulation vers et depuis les aéroports est autorisée. Cette exception garantit que les voyageurs peuvent arriver et partir d’Équateur. […]
  3. La connectivité avec toutes les destinations aériennes est disponible. Les ports maritimes et les aéroports fonctionnent normalement et des mesures de sécurité supplémentaires ont été mises enplace dans les terminaux pour garantir la sécurité des voyageurs. […]
  4. La présence policière et militaire est maintenue, pour protéger les citoyens et les visiteurs. […]
  5. À l’heure actuelle, il n’existe aucune interdiction d’entrée et aucun incident de violence n’est signalé dans les îles Galápagos, la région amazonienne ou les parcs nationaux, principales destinations touristiques de l’Équateur.[…]
  6. Les hôtels et autres services touristiques offrent une attention et une assistance à nos clients comme d’habitude. Cependant, il est recommandé aux visiteurs de rester informés et de suivre les recommandations de sécurité fournies par leurs hébergements et opérateurs touristiques. […]
  7. Le gouvernement de la République de l’Équateur, les forces de l’ordre et les autorités touristiques travaillent sans relâche pour garantir que la visite des touristes dans notre pays soit aussi enrichissante et sûre que toujours. […]
  8. Nous voulons transmettre un message de confiance à nos futurs visiteurs : l’Équateur […]

Source : Lettre du Ministère du Tourisme de l’Équateur à la communauté touristique et au public en général du 9 janvier 2024 signée par Niels Olsen Peet, Ministre du Tourisme en Équateur.

Dernière minute : Communiqué officiel du Ministère du tourisme équatorien (15/01/2024)

Ce communiqué officiel du Ministère du tourisme équatorien, reçu le 17 janvier et envoyé le 15, confirme le retour progressif à la normale dans le pays. Il donne également quelques indications importantes concernant les transports, les voyages et le tourisme en, de et vers l’Équateur.

À l’industrie du tourisme et au grand public,

Poursuivant notre engagement à maintenir une communication constante et transparente sur l’état de la situation, le ministère du Tourisme de l’Équateur vous communique le rapport suivant.

[…] Aujourd’hui, 15 janvier, nous sommes en train de revenir progressivement à la normale. Les mesures de sécurité les plus strictes sont maintenues dans des zones spécifiques du pays, tandis que, dans la majeure partie du territoire, des mesures plus souples sont en place.

En Amazonie et aux îles Galapagos, les opérations touristiques se déroulent sans interruption. Aucun incident violent n’a été signalé. Les hôtels, les guides et la population en général se trouvent dans un état de tranquillité, à l’écart des troubles. L’activité des croisières se poursuit comme d’habitude, tandis que la connectivité aérienne et maritime avec l’archipel et l’Amazonie reste opérationnelle et régulière, garantissant l’accessibilité et la mobilité sans perturbations.

[…] Le ministère du Tourisme invite nos futurs visiteurs à maintenir leurs projets de voyage vers notre pays. L’Équateur est et continuera d’être une destination fascinante, pleine de richesse culturelle, de beauté naturelle et d’une chaleur humaine incomparable. Nous continuerons à être, pendant encore longtemps, ce lieu magique et captivant qui accueille des voyageurs du monde entier. […]

Niels Olsen Peet
Ministry of Tourism of Ecuador

Communiqué officiel du Ministère du tourisme équatorien (11/01/2024)

Dans ce communiqué envoyé le 11 janvier et reçu dimanche 14 janvier 2024, le Ministère du Tourisme et le gouvernement équatorien observe ce que nous avions également observé et indique :

[…] La promulgation des décrets exécutifs 110 et 110 par le gouvernement national a été une étape essentielle pour doter nos forces armées et notre police du cadre juridique nécessaire pour agir de manière décisive. Ces actions sont guidées par un objectif clair : rétablir la paix et la sécurité pour les citoyens équatoriens et nos visiteurs, un objectif que nous atteignons avec succès jour après jour.

Depuis le 10 janvier, nous observons une réduction drastique des incidents dans tout l’Équateur. Les opérations menées par les forces armées et la police avec l’aide des alliés internationaux ont été efficaces. Ces actions incisives du gouvernement ont été pleinement soutenues par le peuple équatorien.

Aujourd’hui, 11 janvier, nous vivons progressivement un retour à la normale. Des mesures de sécurité plus strictes sont maintenues dans des zones spécifiques, tandis que des opérations de routine se poursuivent dans le reste du pays.

En Amazonie et dans les îles Galapagos, les opérations touristiques fonctionnent tout à fait normalement. Aucun incident violent n’a été signalé. Les hôtels, les guides et la communauté en général sont calmes.

L’activité de croisière dans les îles se poursuit comme d’habitude, tandis que la connectivité aérienne vers l’archipel et l’Amazonie reste opérationnelle et régulière, garantissant une accessibilité et une mobilité sans entrave.

Dans la capitale Quito, les hôtels, les attractions et les services touristiques fonctionnent. Aucune interruption des services touristiques n’a été signalée.

Nos aéroports, ports maritimes et routes sont opérationnels, avec des mesures de sécurité renforcées pour assurer la sécurité de tous les voyageurs. Ces éléments clés de l’infrastructure de notre pays ont continué à fonctionner sans interruption. Les quelques fréquences de vols modifiées ou annulées fonctionnent désormais normalement.

Les rues et routes de l’Équateur restent ouvertes et accessibles, en respectant les horaires de couvre-feu établis à partir de 23 heures et ce jusqu’à 5 heures du matin. La sécurité sur ces itinéraires est garantie par des contrôles efficaces effectués par les forces de défense aux points stratégiques, garantissant la sécurité de tous les usagers, aussi bien de jour que pendant les heures de couvre-feu.

Malgré les images inquiétantes diffusées par certains médias, l’Équateur œuvre avec succès au retour à la normale dans tout le pays. Tous ses citoyens et son industrie touristique sont impatients d’accueillir les visiteurs avec la même chaleur et la même hospitalité dont ils ont toujours fait preuve. Le Ministère du Tourisme invite les visiteurs qui envisagent de nous rendre visite prochainement à maintenir leurs projets de voyage. […]

Niels Olsen Peet
Ministry of Tourism of Ecuador

Communiqué officiel concernant l’exercice de toute activité touristique et la libre circulation des touristes pendant le couvre-feu (09/01/2024)

Lettre de Niels Olsen Peet, Ministre du Tourisme en Équateur (09/01/2024)

ITK Voyage Equateur & Galapagos pendant l’état d’urgence

Malgré la fin des violences liées à l’évasion du narcotrafiquant Fito, il est plus que jamais important de voyager avec une agence de voyage en Équateur telle ITK Voyage Equateur & Galapagos. Votre sécurité est notre priorité, votre flexibilité notre engagement, et votre expérience de séjour en Equateur notre passion.

Garanties de voyage avec notre agence francophone locale :

Sécurité

  • Expérience et expertise : 14 années sur le terrain nous ont permis de tisser un réseau et de bien connaître le terrain. Notre agence, nos agents, nos guides et nos chauffeurs locaux sont des professionnels qualifiés et expérimentés.
  • Actualités : En tant qu’agence touristique enregistrée en Équateur, nous sommes informés directement par le ministère du tourisme. Nous sommes donc au fait des dernières informations et événements.

Flexibilité

  • Adaptation : Nous organisons et adaptons déjà nos séjours habituellement. En cas de besoin, nous ferons preuve d’encore plus de flexibilité afin d’optimiser les circuits et activités pour une expérience de voyage optimale.

Accompagnement

  • Soutien : Nous répondrons à toutes vos questions et vous tiendrons informé de tout changement de situation en cas d’urgence.
  • Assistance : Nous vous assisterons 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en cas d’urgence.

Exemples concrets

  • Nos guides locaux connaissent les meilleures routes et les endroits à éviter. Ils vous aideront à vous déplacer en toute sécurité dans l’Équateur. Ils sont également en mesure de vous aider à négocier les prix et à éviter les arnaques. Ils vous protégeront de votre argent et de votre temps.
  • Si vous souhaitez, ou deviez, prolonger votre séjour ou changer d’itinéraire, nous ferons tout notre possible pour répondre à vos demandes. Nous nous adaptons à vos besoins. Nous serons également là pour vous soutenir en cas de besoin. Nous vous aiderons à surmonter les imprévus.
  • Nous vous aiderons dans toutes les démarches et évènements possibles qui surviendraient. Nous nous occupons de tout pour que vous puissiez profiter de votre voyage.
  • Nous nous engageons à ne faire aucune nuitées passées à Guayaquil. Cette ville reste dangereuse de nuit.
  • Nous nous engageons à limiter les nuitées dans les grandes villes et aglomérations. Nous préférons vous faire découvrir les petits villages et les paysages naturels de l’Équateur (hormis Quito et Cuenca classés par l’UNESCO).
  • Nous vous ferons découvrir les plus beaux endroits de l’Équateur, loin des foules et des sentiers battus. Nous vous ferons vivre un séjour inoubliable.

Conseils

  • Évitez les boîtes de nuit et les fêtes tardives après 23 h. Les forces armées sont déployées dans le pays et des contrôles peuvent être effectués.
  • Si vous souhaitez voyager en autotour, il est préférable de le faire avec un guide ou un chauffeur.
  • Les backpackers qui souhaitent s’aventurer seuls dans le pays sans connaître la situation actuelle devraient reconsidérer leur voyage.
  • En cas d’urgence en Equateur, appelez le 911 ou 1-800-DELITO (1-800-335-486), le numéro d’urgence pour les crimes en Équateur.

Non loin de l’agence ITK dans les rues calmes de Sangolqui, ce vendredi 12 janvier 2024

Quelques jours après les évènements qui ont secoué le monde entier, les rues sont calmes, les commerces ont repris leurs activités et les passants aussi. Ci-dessous, quelques clichés pris vendredi 12 janvier 2024 dans les rues proches de l’agence ITK Voyage Equateur & Galapagos à Sangolqui, dans le secteur métropolitain de Quito.

La sécurité en Équateur pendant l’état d’urgence : le point de vue de la presse équatorienne

Suite aux violences extrêmes qui ont bouleversé l’Équateur le 9 janvier dernier, le gouvernement a pris des mesures rapides et efficaces pour rétablir l’ordre.

Le premier jour, la population a été choquée. Le deuxième jour, l’inquiétude s’est installée, tandis que le troisième jour, la peur a gagné les esprits. Mais le quatrième jour, les scènes de vie ont commencé à ressembler à celles d’avant les événements, à l’exception, bien entendu, de la présence militaire et du couvre-feu.

Dans l’actualité des journaux locaux du vendredi 12 janvier 2024, dont El Universo, le plus grand quotidien équatorien, les gros titres étaient dominés par la hausse du prix de l’électricité, les violences intrafamiliales, la contamination des riz par les métaux toxiques, les contrôles renforcés des véhicules sans plaques d’immatriculation, les préoccupations du sous-directeur étranger de Human Rights Watch, la situation des prisonniers dans les prisons de Machala, une découverte archéologique, des questions sur le référendum, des explosifs présumés au sud de Quito, la hausse de 3% de la TVA, la politique locale, les horaires d’ouverture des supermarchés, les contrôles routiers, les amendes pour les vitres teintées dans les voitures particulières et l’horaire du couvre-feu.

Tandis qu’en France :

Contrairement à la presse internationale, qui rapporte une situation extrèmement tendue sur le point de s’empirer en Equateur, les journaux locaux confirment une situation redevenue calme (ce que nous aussi, étant à Quito, pouvons confirmer).

D’un point de vu objectif, les faits de violence du 9 et 10 janvier sont indéniables et ont été suivis d’une offensive musclée du gouvernement puis d’un couvre-feu et d’une forte présence des forces armées dans les rues. Mais ces mesures semblent avoir permis de ramener le calme dans tout le pays malgré la présence armée, le couvre-feu et l’incompréhension sémantique ou politique face à ce décret constitutionnel de « conflicto armado interno » (ce « conflit armé interne » de la constitution équatorienne).

La situation est donc aujourd’hui revenue à la normale, même si le risque de nouveaux incidents n’est pas écarté.

Chronologie de la peur

  • 7 janvier 2024 : évasion d’Adolfo Macias, alias « Fito », chef du plus grand cartel équatorien, et soulèvements dans certaines prisons équatoriennes
  • 8-10 janvier 2024 : réponse forte et immédiate du gouvernement équatorien avec de nombreuses mesures dont 1. L’état d’urgence ; 2. L’état de conflit armé ; 3. Le couvre-feu; 4. La libération d’otages ; 5. Environ 300 narcotrafiquants arrêtés et plusieurs autres neutralisés
  • 9 janvier 2024 : tentative de déstabilisation du gouvernement équatorien par les narcotrafiquants
  • 810 janvier 2024 : grande prudence dans tout le pays et sentiment de peur général
  • 11 janvier 2024 : calme, routine et quotidien rétablis. Le gouvernement de l’Équateur a annoncé que tous les étrangers entrant dans le pays via des points de passage frontaliers terrestres depuis la Colombie ou le Pérou sont tenus de présenter un certificat de casier judiciaire apostillé attestant d’une absence de casier judiciaire. (à noter que les ambassades des pays francophones ne peuvent pas aider à obtenir ces certificats.)
  • 12 janvier 2024 : vendredi soir, au moins 5 détenus du pénitencier de Guayaquil se sont évadés
  • 13 janvier 2024 : quarante et un otages libérés de la prison de Guayaquil
  • 14 janvier 2024 : après une semaine d’opérations militaires et policières, le président équatorien Daniel Noboa annonce la fin des violences et de l’insécurité qui sévissaient dans les prisons du pays
  • 15 janvier 2024 : El Universo fait le point d’une semaine record pour la police équatorienne, avec l’arrestation de 1 327 criminels, dont 143 pour délit présumé de terrorisme, en seulement 7 jours
  • 16 janvier 2024 : les ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de la Défense des pays andins se réuniront dimanche 21 janvier à Lima pour évoquer les problèmes liés à la criminalité transfrontalière issue du narcotrafic, à l’origine des mesures prises par l’Equateur lors de la crise sécuritaire
  • 17 janvier 2024 : le juge chargé de l’enquête sur la prise d’otages à la télévision a été assassiné
  • 19 janvier 2024 : la femme et les enfants du chef de gang de Los Choneros, Adolfo Macias alias « Fito », ont été arretés en Argentine puis expulsés vers l’Equateur

Qu’est-ce que « l’état de conflit armé interne » ?

L’état de conflit armé interne est un « état d’exception« , un état d’urgence, déclaré par le président de l’Équateur. Il permet à l’État de prendre des mesures exceptionnelles pour faire face à une situation de violence grave et prolongée.

Crédit Photo : El Universo

L’état de conflit armé interne donne au président les pouvoirs suivants :

  •    Il peut mobiliser les forces armées et la police pour faire face aux groupes armés.
  •    Il peut suspendre les garanties constitutionnelles, telles que la liberté de réunion et la liberté d’expression.
  •    Il peut décréter la loi martiale dans certaines zones du pays.

L’état de conflit armé interne est valable pour une durée de 60 jours. Il peut être prolongé si la situation de violence persiste.

En Équateur, l’état de conflit armé interne est une mesure controversée. Certains estiment qu’elle est nécessaire pour rétablir l’ordre, tandis que d’autres craignent qu’elle ne conduise à une violation des droits humains.

Voici quelques exemples de mesures qui ont été prises en Équateur dans le cadre de l’état de conflit armé interne :

  •     Les forces armées ont été déployées dans les zones les plus touchées par la violence.
  •     La police a été autorisée à utiliser la force létale contre les groupes armés.
  •     Des lois ont été adoptées pour renforcer les peines pour les crimes liés au trafic de drogue.

Il est encore trop tôt pour dire si l’état de conflit armé interne permettra de rétablir l’ordre en Équateur mais depuis mardi soir, 9 janvier 2024, 5 narco-trafiquants ont déjà été neutralisés et 300 sont désormais détenus. (Mise à jour : 12/01/2024)

Prise d’otages en direct à la télévision équatorienne : les forces de l’ordre neutralisent les preneurs d’otages

Guayaquil, Équateur – 9 janvier 2024

Une prise d’otages s’est produite mardi après-midi dans les locaux de la chaîne de télévision équatorienne TC Televisión, à Guayaquil. Des hommes armés, identifiés comme des narcotrafiquants, ont pris en otage des journalistes et des employés de la chaîne.

La prise d’otages a été diffusée en direct à la télévision, ce qui a suscité une vive inquiétude dans le pays. Les assaillants ont exigé la libération d’un chef de gang incarcéré, Adolfo Macias Villamar, alias « Fito ».

Après plusieurs heures de négociations, les forces de l’ordre ont donné l’assaut aux locaux de la chaîne. Les preneurs d’otages ont été neutralisés et tous les otages ont été libérés sains et saufs.

Ci-dessous, vidéo en direct depuis Quito, chez Vanessa, guide et responsable des voyageurs francophones pour ITK Voyage.

Le 10 janvier 2024, une route panaméricaine déserte et les marchés proches de la prison sont vides

Sur la Panaméricaine équatorienne

Une autoroute déserte. La voiture de notre photographe et guide local Fernando traverse la Panaméricaine, l’autoroute transaméricaine qui traverse l’Équateur. C’est un contraste saisissant avec la circulation habituelle, dense et bruyante.

La raison de ce calme est simple : l’état d’urgence et l’état de conflit armé interne.

Au marché de Pujili en Equateur (10/01/2024)

Au marché de Pujili, les étals sont vides. Les vendeurs, qui s’y pressent habituellement dès l’aube, sont restés chez eux, terrés dans leurs maisons.

« C’est par peur de la prison de Latacunga, nous dit l’un d’eux. On a peur des prisonniers qui s’échappent.« 

Au marché de Saquisili le 11 janvier 2024, la vie reprend son cours

Le marché de Saquisili se trouve dans la province du Cotopaxi, près de Quito en Equateur. Loin des troubles récents, contrastant avec le marché de Latacunga la veille, les communautés indigènes locales reprennent leurs vielles habitudes et festivités.

La Plaza San Francisco de Quito, un symbole de la vie quotidienne qui revient à la normale

Vendredi 12 janvier 2024, sur la célèbre place de l’église San Francisco à Quito (UNESCO) , la vie quotidienne reprend aussi son cours.

Bilan de la situation en Equateur 10 jours après l’évasion du narcotrafiquant « Fito »

Les gouvernements n’ont pas encore modifié leurs recommandations et conseils de voyage concernant les voyages en Équateur, mais la presse confirme le retour au calme :

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