L’Équateur est le théâtre, chaque année, de nombreux évènements culturels, religieux, artisanaux et folkloriques qui attirent de nombreux touristes locaux et voyageurs étrangers. Nous avons sélectionné pour vous les principales fêtes, festivals et célébrations à dimension internationale, qui font de ce petit pays une ode à la joie et à la bonne humeur. À travers ce calendrier des évènements culturels d’Équateur, vous pourrez trouver facilement toute l’information sur les dates et contenu de chacun d’entre eux.
Si vous prévoyez d’organiser votre voyage en Équateur autour de l’un de ces magnifiques évènements, n’hésitez pas à nous le signaler afin de pouvoir construire votre séjour sur mesure autour de ce dernier.
Chaque année, la première pluie d’hiver, en général durant les premiers jours de janvier, marque le début de la floraison des arbres Guayacanes, à Mangahurco, dans la province de Loja, au sud de l’Équateur. Cette floraison dure 6 jours, et permet de profiter d’un magnifique festival de couleurs réputé mondialement.
Il est possible de prévoir une magnifique étape durant votre séjour, qui vous permettra d’observer ce sublime évènement à travers une marche accessible (5 km environ) à l’intérieur de la réserve naturelle.
Chaque année, la première pluie d'hiver, en général durant les premiers jours de janvier, marque le début de la floraison des arbres Guayacanes, à Mangahurco, dans la province de Loja, au sud de l'Équateur. Cette floraison dure 6 jours, et permet de profiter d'un magnifique festival de couleurs réputé mondialement.
Province de Tungurahua, région de Baños et environs (Équateur)
Tous les ans, la province de Tungurahua est en émulsion autour de ce magnifique festival haut-en-couleurs. Nationaux et voyageurs internationaux sont au rendez-vous pour profiter de ces nombreux défilés folkloriques autour d’une ambiance très festive et agréable.
Cette célébration, reconnue Patrimoine Culturel Immatériel de l’Équateur depuis 2009, honore l’esprit rebelle indigène depuis l’époque coloniale. L’image du diable évoque les représentations religieuses espagnoles -moquées au travers des costumes-, en rejet des violences physiques, morales et économiques subies par les peuples natifs de la part des colons.
La légende raconte également que les jeunes hommes du quartier Marcos Espinel (Tungurahua) avaient pour habitude de s’échapper pour courtiser les jeunes femmes du village de Tunguipamba. C’est alors que les hommes de ce dernier village, très dérangés par ces activités, décidèrent de profiter de l’obscurité la nuit tombée et de revêtir les habits du diable à cornes afin d’aller terroriser les jeunes garçons, les décourageant, ainsi, de toute action de séduction!
Une autre version populaire indique que dans les années 1940, un groupe provenant du quartier « La Legión » avait pour habitude de sortir, durant les fêtes de commémoration des Saints Innocents, avec les visages maquillés de différents personnages iconiques comme la Mort, le cyclope, l’âme en peine, la veuve noire, ou encore le Diable. C’est ce dernier qui est resté dans la tradition comme référence durant les célébrations du Diablo Pillaro.
Les festivités ont généralement lieu partout dans la province.
Célébration de la Diablada de Pillaro en Équateur (crédit photo – El Comercio)
Tous les ans, la province de Tungurahua est en émulsion autour de ce magnifique festival haut-en-couleurs. Nationaux et voyageurs internationaux sont au rendez-vous pour profiter de ces nombreux défilés folkloriques autour d'une ambiance très festive et agréable.
Parmi les sublimes et joyeuses célébrations du Carnaval en Équateur, qui marque le début des 40 jours du carême, il en est une qui se distingue particulièrement. Le Carnaval de Guaranda est reconnu aussi bien nationalement qu’internationalement. Il s’agit de la fête principale « Fiesta Mayor » de toute la région, qui réunit de très nombreuses personnes autour d’évènements et défilés mélangeant la culture inca et catholique.
L’on y célèbre, en plus du carême, la fertilité de la Terre selon les rites incas, d’où la tradition impliquant de se lancer tous ensemble de l’eau, farine, œufs, mousse ou tout autre produit, dans la plus grande joie et effervescence! Ne pas oublier les vêtements de rechange !
Le Carnaval de Guaranda en Ëquateur, un sublime évènement international! – Crédit photo: ViajandoX
Le Carnaval de Guaranda, organisé également entre fin février et début mars chaque année, est reconnu aussi bien nationalement qu'internationalement. Il s'agit de la fête principale "Fiesta Mayor" de toute la région, qui réunit de très nombreuses personnes autour d'évènements et défilés mélangeant la culture inca et catholique.
À Ambato on ne fête pas le Carnaval mais la fête des fruits et des fleurs. L’élection de Miss Ambato aura lieu le 30 janvier 2027 en avant-première des festivités.
Chaque année, la ville d’Ambato, l’un des berceaux agricoles et d’entrepreneuriat de l’Équateur, célèbre les fruits et les fleurs, et la Terre si riche qui offre à la région des ressources abondantes (notamment en début d’année) et a permis son développement. Il s’agit de l’une des fêtes les plus populaires et renommées en Équateur, qui attire également de nombreux voyageurs étrangers.
Elle intègre de nombreuses festivités différentes, comme les traditionnels défilés de chars, ou l’élection de Miss Ambato (« La Reina de Ambato »). Sont également commémorés les victimes du tremblement de terre de 1949.
Cette fête typique d’Ambato est différente des festivités du Carnaval qui ont lieu à des dates proches, et l’on n’y retrouve pas la coutume de l’usage de l’eau, farine, œufs, etc… propre aux carnavaliers.
Char allégorique de la fête des fruits et des fleurs d’Ambato (crédit photo: El Universo)
Chaque année, entre les mois de février et mars, la ville d'Ambato, l'un des berceaux agricoles et d'entrepreneuriat de l'Équateur, célèbre les fruits et les fleurs, et la Terre si riche qui offre à la région des ressources abondantes (notamment en début d'année) et a permis son développement.
Le Carnaval est célébré chaque année partout en Équateur. Les lundis et mardis de Carnaval sont toujours fériés.
Cette fête populaire, qui marque traditionnellement le début des 40 jours du carême chrétien de la Semaine Sainte (il a lieu 3 jours avant le début du carême, d’où les dates changeantes chaque année), est l’occasion pour tous de partager un grand moment de joie, de célébrations et de bonheur dans les rues de chaque ville du pays. Les défilés colorés et les impressionnants chars et marionnettes font le bonheur de tous les participants. En Équateur, il est coutume de se lancer de l’eau, farine, œufs, mousse, ou de se mouiller de toutes les manières possibles, en toute occasion, afin de faire rentrer tous les passants dans le jeu, mais aussi de célébrer, selon les rites incas, la fertilité de la Terre.
Si vous êtes en voyage en Équateur à l’époque du Carnaval, ou souhaitez organiser votre séjour à ces dates, pensez à prendre quelques vêtements de rechange en plus pour pouvoir profiter de ce grand moment de joie! A noter que la ville de Baños est l’un des endroits réputés les plus festifs durant le Carnaval!
Le Carnaval, une superbe fête populaire à vivre en Équateur (crédit photo: El Universo)
Le célèbre Carnaval est fêté chaque année partout en Équateur, entre le dernier weekend de février et les premiers jours du mois de mars. Les lundis et mardis de Carnaval sont toujours fériés.
La Semaine Sainte (« Semana Santa ») est sans aucun conteste l’évènement religieux le plus célébré en Équateur, et ses processions attirent des visiteurs du monde entier, du fait de la ferveur, la joie et la créativité des croyants. Elle a lieu entre fin mars et début avril chaque année.
Marquant chaque année la passion du Christ, et son entrée à Jerusalem, le Dernier Repas, le Chemin de Croix, la Mort et la Résurrection de Jesus de Nazareth, elle est l’occasion pour tous les catholiques de se réunir, dans la rue et en famille, autour de joyeux moments de partage.
Presque toutes les familles se réunissent à cette occasion, et partagent notamment un plat traditionnel très apprécié, la Fanesca (à base notamment de morue).
Parmi les nombreuses processions qui ont lieu partout en Équateur, les plus célèbres sont celles de Quito et Cuenca, et en particulier durant le Vendredi Saint. Il s’agit d’évènements qui, même en mettant de côté le caractère religieux, valent vraiment le détour pour profiter de cette ambiance incroyable et d’un grand moment de partage avec la population locale.
La célébration de la semaine sainte (Semana Santa) en Équateur (crédit photo: Go Raymi)
La Semaine Sainte ("Semana Santa") est sans aucun conteste l'évènement religieux le plus célébré en Équateur, et ses processions attirent des visiteurs du monde entier, du fait de la ferveur, la joie et la créativité des croyants. Elle a lieu entre fin mars et début avril chaque année.
Sans aucun doute la plus iconique célébration ayant lieu dans le cadre de la Semaine Sainte, la procession de Jésus del Grande Poder (« Jésus de la Grande Puissance ») s’est rendue fameuse dans le monde entier. Ce sont notamment les croyants, vêtus d’habits violets remarquables et surnommés « Cucuruchos » (de l’italien Cucuruccio qui signifie un papier ou carton plié en forme de cône), qui ont fait la réputation de cet évènement à l’échelle internationale. Il s’agit de citoyens ordinaires, employés, chefs d’entreprise, fonctionnaires, etc… les femmes sont quant à elles vêtues d’un voile, de couleur violette également, et surnommées « Verónicas ».
La procession a lieu chaque Vendredi Saint dans les rues du Centre Historique de Quito, qui se remplit totalement à cette occasion. Les Cucaruchos et autre croyants suivent un chemin de croix à travers les ruelles de la ville, en en visitant les nombreuses églises. Il s’agit d’un évènement datant de l’époque médiévale, qui marque la volonté de pénitence et de dépassement de soi des croyants, qui souhaitent se laver de leurs pêchers.
Cette procession est célébrée à Quito depuis 1961, par la volonté du prêtre Francisco Fernández, qui cherchait à développer un évènement iconique et fédérateur de tous les croyants équatoriens.
Procession de Jesus del Gran Poder, Vendredi Saint, Équateur (crédit photo: El Universo)
Sans aucun doute la plus iconique célébration ayant lieu dans le cadre de la Semaine Sainte, la procession de Jésus du Grand Pouvoir ("Jesús del Gran Poder") s'est rendue fameuse dans le monde entier.
Le mois d’avril marque un temps fort aux Galapagos. Espèce endémique de l‘île Española, les Albatros font leur grand retour sur l’île, après plusieurs mois passés en dehors des Galapagos, notamment sur la côte péruvienne.
Les albatros sont observables sur l’île toute l’année, en dehors des mois de janvier à mars, et font partie des grandes attractions touristiques des Galapagos, pour tous les amateurs de nature et d’animaux.
Le mois d'avril marque un temps fort aux Galapagos. Espèce endémique de l'île Española, les Albatros font leur grand retour sur l'île, après plusieurs mois passés en dehors des Galapagos.
Pour le plus grand bonheur des voyageurs et des locaux, les baleines à bosse, en pleine migration, sont observables à partir du mois de juin et jusqu’à septembre sur la côte Pacifique équatorienne.
Elles sont en général présente en grandes quantités, et observables en particulier et très facilement depuis les villages de Puerto Lopez (et alentours) et Santa Marianita, que nous recommandons spécialement pour cette occasion. Des excursions d’observation en bateau sont proposées au départ de ces villages, qui vous permettront même de vous mettre à l’eau à côté de ces majestueux mastodontes.
Il s’agit d’une expérience incroyable à vivre durant votre voyage en Équateur à cette époque de l’année.
Côte Pacifique d’Équateur Pour le plus grand bonheur des voyageurs et des locaux, les baleines à bosse, en pleine migration, sont observables à partir du mois de juin et jusqu’à septembre sur la côte Pacifique équatorienne. Elles sont en général présente en grandes quantités, et observables en particulier et très facilement depuis les villages de [...]
L’Inti Raymi, qui signifie « fête du Soleil » en kichwa, est l’une des quatre principales fêtes de l’époque inca, célébrées notamment à Cuzco. Elle rend hommage au Soleil et aux récoltes et marque traditionnellement le début de l’année dans l’Empire inca.
Célébrée autour du 22 juin, l’Inti Raymi est liée au solstice. Dans les Andes de l’hémisphère Sud, cette période correspond au solstice d’hiver, tandis qu’en Équateur, en raison de la position du pays sur l’équateur, elle est associée à l’arrivée du solstice d’été.
Une semaine de célébrations dans les communautés indigènes
Durant la semaine précédant le 22 juin, de nombreuses communautés indigènes des Andes organisent de grandes célébrations, particulièrement festives. Les régions d’Otavalo et de Cotacachi sont parmi les plus animées à cette période de l’année.
Chaque quartier et chaque communauté organise ses propres festivités. De grands repas conviviaux sont préparés, tandis que les rues accueillent danses rituelles, défilés et costumes traditionnels. Ces célébrations rendent hommage au Soleil et s’accompagnent notamment d’offrandes destinées à favoriser et bénir les récoltes.
San Juan et San Pedro : le prolongement des festivités
Les célébrations les plus importantes et les grands défilés, notamment à Cotacachi, dans la région d’Otavalo, se déroulent autour de deux grandes dates : San Juan, le 24 juin, et San Pedro, le 29 juin.
Plus largement, les festivités se déroulent dans les communautés indigènes pendant toute la seconde quinzaine de juin, et peuvent se prolonger jusqu’au début du mois de juillet. À Cotacachi, la dernière semaine de juin constitue généralement l’un des moments les plus festifs de cette période.
La fête du soleil – Inti Raymi – en Équateur (crédit photo: El Universo)
L'Inti Raymi (fête du soleil en kichwa) est l'une des quatre fêtes principales incas qui étaient célébrées à Cuzco, et honore le soleil et les récoltes.
Située à une heure de route de Quito, la ville de Machachi, à la frontière avec la province du Cotopaxi, accueille chaque année l’un des évènements d’Équateur les plus réputés à l’International : le défilé des chagras.
L’introduction par les colons espagnols de nouvelles espèces, dont le cheval, a bouleversé la vie et organisation des peuples natifs des Andes. Le noble animal s’installa rapidement comme un incontournable de la vie dans les grandes haciendas et terrains agricoles que s’approprièrent les religieux et dignitaires. La figure du « chagra« , paysan andin travaillant souvent à dos de cheval, en général métisse de confiance des propriétaires terrestres, émergea rapidement. Ces cowboys équatoriens étaient chargés de gérer le bétail et les terres. Traditionnellement vêtus de panchos, habits de laine et sombreros adaptés au climat des Andes, ils devinrent rapidement une figure romantique des Andes d’Équateur.
Chaque année, plusieurs villes et paroisses, dont Machachi, Sangolqui et Conocoto, rendent hommage aux Chagras dans de magnifiques défilés très appréciés et fréquentés par les locaux comme par les voyageurs.
Machachi organise le plus grand des défilés qui se réalise en l’honneur des chagras, qui est considéré depuis peu comme Patrimoine Culturel Immatériel de l’Équateur.
L’origine du défilé se prête encore à de nombreux débats. Certains locaux disent qu’il est né en remerciement des chagras à leur Saint Patron local, le Señor de la Santa Escuela, qui empêche que la forte éruption du volcan Cotopaxi de 1877 n’affecte la région.
D’autres affirment que la tradition est née de l’effort des chagras durant la même éruption, pour attraper au lasso leur bétail apeuré et dispersé, afin de les ramener dans leurs terres et haciendas.
Au cœur des festivités, une arène populaire accueille un spectacle aussi traditionnel que spectaculaire : les taureaux sont lâchés dans l’enceinte et chacun est libre d’y entrer pour tenter de les esquiver. Ici, ni mise à mort ni corrida traditionnelle : le défi repose uniquement sur l’agilité, l’audace et l’art d’éviter le taureau.
Le grand défilé, autre temps fort des célébrations, se tient quant à lui le samedi, offrant une immersion privilégiée au cœur des traditions et de l’effervescence de Cotacachi.
Défilé des chagras à Machachi, en Équateur (crédit photo : El Comercio)
Située à une heure de route de Quito, la ville de Machachi, à la frontière avec la province du Cotopaxi, accueille chaque année l'un des évènements d'Équateur les plus réputés à l'International : le défilé des chagras.
Otavalo et communautés proches, province d’Imbabura (Équateur)
La célèbre ville indienne d’Otavalo, située au Nord de Quito, accueille chaque année une fête des plus originales, combinant une boisson fermentée (chicha) à base de 7 variétés de maïs d’origine pré-inca, baptisée Yamor, et la foi religieuse d’un peuple uni dans sa diversité.
Cette célébration pleine d’allégresse est née dans le quartier Monserrat, aux environs de l’année 1953, et marquait au départ une célébration de remerciement à la vierge María de Monserrat, patronne religieuse d’Otavalo, ainsi qu’à la Pacha Mama (« Terre Mère en Kichwa ») pour permettre de bonnes récoltes de maïs et le travail fructueux de la communauté d’Otavalo.
Il était alors coutume de partager de grands repas festifs, ainsi que la fameuse chicha Yamor, dont le nom provient de la fusion de Yak – sagesse et Mur – grain, et signifie donc la chicha de la sagesse.
Les festivités se déroulent chaque année du premier vendredi de septembre au dimanche de la semaine suivante. Si toute la période est rythmée par les célébrations, ce sont surtout les deux week-ends qui concentrent l’effervescence, les traditions et les moments les plus spectaculaires.
L’occasion d’admirer de magnifiques défilés de chars, danses traditionnelles, concerts et musique folklorique, à Otavalo comme dans les communautés alentours, où les autochtones se font un plaisir de partager leur culture et tradition. La bénédiction des récoltes a lieu depuis le sanctuaire de San Luis, jusqu’à la croix de Sovacón.
L’élection de Miss Otavalo (Reina de Otavalo) a également lieu durant cette semaine, et une traversée à la nage de la lagune San Pablo est organisée pour les plus courageux.
Fête du Yamor à Otavalo, Équateur (crédit photo : El Telégrafo
La célèbre ville indienne d'Otavalo, située au Nord de Quito, accueille chaque année une fête des plus originales, combinant une boisson fermentée (chicha) à base de 7 variétés de maïs d'origine pré-inca, baptisée Yamor, et la foi religieuse d'un peuple uni dans sa diversité.
Sangolqui, province de Pichincha, sud de Quito (Équateur)
La fête se divise en deux temps: le défilé des Chagras le samedi 4 septembre 2027 et une arène « populaire » où les taureaux sont lancés comme à Machachi. Pareillement, chacun peut rentrer à l’intérieur pour défier le taureau (il n’y a aucun pirque ni aucune mise à mort… Les gens doivent juste éviter le taureau). Le défilé a lieu le samedi.
Si la ville de Machachi et son célèbre défilé de chagras font partie des évènements touristiques majeurs des Andes, la célébration de la fête du maïs et du tourisme de Sangolqui (sud de Quito), entourée également par un magnifique défilé des chagras locaux, n’est pas en reste.
La nature de la fête du maïs et du tourisme est différente du défilé de Machachi. En effet, à Sangolqui, sont célébrés, en plus du savoir-faire ancestral des chagras, les leaders révolutionnaires et indigènes, comme le général inca Rumiñahui.
Chaque année, environ 2000 chagras en provenance de différents cantons (paysans andins montés à cheval, chargés depuis l’époque coloniale de veiller sur les terres agricoles et bétail des haciendas) se donnent rendez-vous. Le matin, les chagras accompagnés de chars folkloriques paradent dans les rues de la petite ville pendant que la population s’asperge de mousse à raser. Comme signe de respect, les commerçants offrent un verre d’alcool aux cavaliers de passage.
L’après-midi, une arène populaire montée sur 3 étages lesjours précedents, et faite de bois, sort de terre. Les locaux s’agglomèrent dans les tribunes pour observer le spectacle. Des chagras -souvent alcoolisés à cette heure-ci-, ainsi que de nombreux habitants, qui rentrent et sortent librement de la structure, tentent d’approcher des taureaux de lutte qui guettent les mouvements. Plus le jeu est risqué plus les spectateurs applaudissent ! Notez que les taureaux ne sont aucunement maltraités durant ce spectacle.
En étant à Sangolqui, vous ne pourrez d’ailleurs pas passer à côté de la dégustation du typique plat local à base de porc. l’hornado, ou encore du cuy (cochon d’inde) délicieusement préparé!
Fête du Tourisme et du maïs et défilé de chagras à Sangolqui, Équateur (crédit photo : El Comercio)
La célébration de la fête du maïs et du tourisme de Sangolqui (sud de Quito), entourée également par un magnifique défilé des chagras locaux, est un évènement culturel majeur des Andes d'Équateur.
Salinas de Guaranda, province du Chimborazo (Équateur)
Amateurs de bons produits locaux, le rendez-vous vous est donné chaque mois de novembre à Salinas de Guaranda (4h de route de Quito). Cette ville, qui grandit grâce aux apports d’un Suisse et d’un Italien dès 1978, est devenue grâce à eux le principal centre de production fromager du pays.
Les deux compères, dont le Suisse Josef Dubach, implémentèrent en effet des techniques de production européennes, couplés à un modèle économique participatif et équitable. Tout le lait entrant dans la production provenait alors, et provient toujours, de petits producteurs locaux, qui purent prospérer grâce à cette initiative, véritable modèle d’économie solidaire. Depuis, de nombreux savoir-faire étrangers, comme la production de chocolat et autres mets, se sont retrouvés à Salinas de Guaranda, en continuant de fonctionner sur un modèle solidaire.
C’est donc logiquement que chaque année, dans le courant du mois de novembre, a lieu de le festival du fromage à Salinas de Guaranda. D’autres artisans sont également présents, et l’on y retrouve de nombreux produits locaux, autour d’un sympathique festival qui attire de nombreux groupes équatoriens en tout genre, mais aussi des pays voisins.
La Mama Negra : une célébration unique en Équateur
Chaque année, Latacunga se pare de couleurs, de musique et de costumes flamboyants pour célébrer l’une des traditions les plus singulières d’Équateur : la Mama Negra.
À travers ses défilés, ses personnages hauts en couleur, ses musiques et ses rites, cette fête raconte à elle seule le métissage culturel de la région, entre héritages indigènes, traditions espagnoles et mémoire afro-équatorienne. Elle rend également hommage à la Vierge de la Merced, à laquelle les habitants associent depuis des siècles une histoire de protection face aux éruptions du majestueux volcan Cotopaxi.
Mais la Mama Negra possède une particularité souvent méconnue : elle est célébrée deux fois dans l’année, lors de deux fêtes distinctes. La première, organisée en septembre par les commerçants des marchés de Latacunga, est profondément liée à la dévotion envers la Vierge. La seconde, en novembre, est la Fiesta Mayor, célébration officielle de la ville autour de la commémoration de son indépendance.
Deux rendez-vous, deux atmosphères, mais une même tradition : une immersion spectaculaire au cœur de l’identité de Latacunga.
La Mama Negra : au cœur des traditions de Latacunga
À Latacunga, les célébrations de la Mama Negra constituent l’un des rendez-vous culturels les plus emblématiques d’Équateur. Colorées, exubérantes et profondément métissées, elles mêlent traditions indigènes, héritage espagnol et mémoire afro-équatorienne.
Il faut toutefois distinguer **deux célébrations différentes**, qui rendent hommage à la même figure et se déroulent à deux périodes de l’année.
Fiesta de los Mercados — autour du 24 septembre
La Fiesta de los Mercados, organisée par les commerçants des marchés El Salto et Pichincha, est traditionnellement célébrée autour du 24 septembre, généralement un samedi entre le 23 et le 30 septembre.
Cette fête est avant tout un hommage à la Vierge de la Merced, considérée comme protectrice de Latacunga. La tradition veut que les habitants lui rendent grâce pour sa protection, notamment lors des éruptions du Cotopaxi.
Cette première célébration possède une dimension profondément populaire et religieuse, au cœur de laquelle la dévotion se mêle aux réjouissances, aux musiques et aux défilés.
Fiesta Mayor — autour du 11 novembre
Quelques semaines plus tard vient la Fiesta Mayor, la célébration officielle et institutionnelle de Latacunga, organisée directement par la municipalité.
Elle commémore traditionnellement L’Indépendance de Latacunga, célébrée le 11 novembre. Le grand défilé est généralement organisé le samedi le plus proche de cette date, entre le 1er et le 11 novembre.
C’est lors de cette seconde célébration que Latacunga se transforme véritablement en une immense scène à ciel ouvert : défilés, musiques, costumes flamboyants, concerts et manifestations culturelles rythment les rues de la ville.
La Mama Negra : un personnage hors du commun
Au centre du défilé apparaît la Mama Negra, figure emblématique de cette tradition métisse. Elle est généralement incarnée par un homme — souvent une personnalité reconnue de la ville — qui revêt pour l’occasion un costume spectaculaire, richement coloré, accompagné de bijoux, d’accessoires et de l’emblématique visage noirci ou masque noir.
À cheval, la Mama Negra ouvre le cortège, accompagnée de plusieurs personnages traditionnels, parmi lesquels deux hommes et un enfant qu’elle porte dans ses bras. Autour d’elle défilent les Doñas*, élégantes et exubérantes, qui distribuent bonbons et petits présents aux enfants venus assister au passage du cortège.
Plus qu’un personnage masculin ou féminin, la Mama Negra est devenue un symbole du métissage et de l’identité culturelle de Latacunga, interprété avec une extraordinaire liberté, dans une atmosphère de fête et de partage.
Une tradition aux origines multiples
Les origines exactes de la Mama Negra demeurent sujettes à différentes interprétations.
Selon une tradition largement rapportée, la fête serait liée à l’éruption du Cotopaxi en 1742. Les habitants auraient alors invoqué la Vierge de la Merced, à laquelle ils attribuèrent leur protection, donnant naissance à une célébration en son honneur.
Une autre interprétation relie la tradition à l’abolition de l’esclavage en Équateur en 1851. Selon cette version, d’anciens esclaves afro-équatoriens auraient associé leur libération à l’intercession de la Vierge de la Merced et organisé des festivités en son honneur.
Ces différentes traditions contribuent précisément à la richesse de la Mama Negra : une célébration où se rencontrent foi, mémoire, héritages indigènes, influences espagnoles et culture afro-équatorienne.
Une immersion au cœur de Latacunga
Lorsque le cortège s’élance, la ville entière participe à la fête. Les groupes de musique accompagnent la progression de la Mama Negra jusque tard dans la nuit, dans une atmosphère particulièrement animée.
À minuit intervient la Misa de la Gallina, la « messe de la Poule », après laquelle les fidèles se rendent chez le Grand Prieur local pour partager un banquet traditionnel.
Pour les voyageurs en quête d’une découverte culturelle hors des sentiers battus, la Mama Negra offre ainsi bien plus qu’un simple spectacle : c’est une occasion rare de vivre Latacunga de l’intérieur, au rythme de ses croyances, de ses traditions et de son extraordinaire énergie populaire.
Festival de la Mama Negra à Latacunga, Équateur (crédit photo: El Diario)
Le Festival de la Mama Negra qui a lieu chaque année à Latacunga, en l'honneur de la Vierge de Las Mercedes, est l'un des évènements les plus emblématiques d'Équateur.
Tous les ans, vendredi soir et samedi le plus proche du 21 novembre, Quito est le théâtre d’une procession particulière, et extrêmement populaire: la procession de la Virgen del Quinche (quartier sud de Quito).
Cette célébration, qui dure en général une semaine, attire de nombreux croyants qui se réunissent autour d’une longue marche religieuse de 60 km jusqu’au sanctuaire situé aux abords de Quito, où se célèbre la Vierge autour de nombreuses sérénades et messes. C’est également un rendez-vous « sportif », puisque de nombreux croyants réalisent cette marche sous la modalité d’une randonnée ou d’un trail très appréciés, partant aux aurores.
Si vous êtes en voyage en Équateur à ces dates, et appréciez à la fois les beaux évènements culturels et les défis sportifs, n’hésitez pas à prendre part à ce chaleureux rendez-vous !
Tous les ans, durant la deuxième semaine du mois de novembre, Quito est le théâtre d'une procession particulière, et extrêmement populaire: la procession de la Virgen del Quinche (quartier sud de Quito).
Si le 6 décembre marque l’anniversaire de la fondation de Quito sous la conquête espagnole, et reste célébré comme la date d’anniversaire principale de la capitale équatorienne, le peuple Quiteño profite de cette période dès la fin novembre pour organiser de nombreuses fêtes et évènements.
A cette époque, les rues de la capitale se remplissent de « chivas« , camionnettes/bus ouverts où des groupes d’amis se retrouvent pour faire la fête de manière itinérante, en dansant et chantant durant tout le chemin, pour le plus grand bonheur des passants et autres automobilistes.
La municipalité multiplie également les évènements culturels et festifs variés, des commémorations aux concerts en plein air, en passant par les très nombreux feux d’artifice, et il s’agit d’un moment idéal pour passer dans la capitale, afin de profiter de cette ambiance unique et chaleureuse qui marque le rythme de la fin d’année à Quito!
Si le 6 décembre marque l'anniversaire de la fondation de Quito sous la conquête espagnole, et reste célébré comme la date d'anniversaire principale de la capitale équatorienne, le peuple Quiteño profite de cette période dès la fin novembre pour organiser de nombreuses fêtes et évènements.
Ces fêtes et traditions sont bien plus que des dates sur un calendrier : elles sont le véritable cœur palpitant de l’Équateur. Vivre une procession au coucher du soleil à Quito, partager un moment d’allégresse avec une communauté lors de l’Inti Raymi ou vibrer au rythme des danses traditionnelles reste souvent le souvenir le plus marquant d’un voyage.
Le secret d’un séjour réussi ne réside pas seulement dans la connaissance de ces événements, mais dans l’art de les intégrer harmonieusement à votre itinéraire sans sacrifier le confort ni la logistique de votre aventure.
Que vous souhaitiez placer une célébration majeure au centre de votre parcours ou simplement croiser la route d’une fête villageoise authentique, nous façonnons chaque détail sur mesure pour vous offrir une immersion poignante et exclusive.
Voyager en Équateur et aux Galápagos, c’est explorer l’un des pays les plus riches au monde en biodiversité et en cultures. Chez ITK Voyage, nous concevons des voyages sur mesure, alliant luxe discret, aventure maîtrisée et rencontres authentiques. Artisans du voyage, nous façonnons chaque itinéraire avec exigence et sens du détail, grâce à notre présence locale et à notre parfaite connaissance du terrain. C’est notre art de voyager : vous offrir une liberté totale, guidée par vos idées, vos passions — et parfois vers des horizons que vous n’auriez jamais osé explorer seul.
Où je veux
Des Andes à l’Amazonie, des villes coloniales aux îles Galápagos, nous sélectionnons pour vous les plus beaux sites de l’Équateur, entre lieux emblématiques et adresses confidentielles. Haciendas de caractère, lodges de charme, croisières intimistes et expériences naturelles d’exception composent votre itinéraire.
Quand je veux
Votre voyage s’adapte à votre calendrier, à votre rythme et à vos priorités. Chaque départ est pensé selon vos contraintes et vos souhaits, avec la souplesse nécessaire pour profiter pleinement de chaque étape, sans précipitation ni cadre imposé.
Comme je veux
Voyage privé, autotour, séjour trekking, aventure douce ou voyage d’exception : chaque itinéraire est conçu sur mesure. Le niveau de confort, le tempo et les expériences sont ajustés selon vos envies, pour une découverte authentique et parfaitement maîtrisée.
Avec qui je veux
Seul, en couple, en famille, entre amis ou en petit groupe, vous partagez votre voyage avec les personnes qui vous ressemblent. Sur le terrain, guides locaux passionnés et partenaires sélectionnés vous ouvrent les portes de l’Équateur, au plus près de ses cultures et de ses paysages.
En toute sérénité
Avant, pendant et après votre séjour, nos équipes restent présentes et attentives. Conciergerie francophone, assistance 24h/24 et présence locale garantissent un voyage fluide, sécurisé et sans imprévus, pour que vous puissiez vous concentrer sur l’essentiel : vivre pleinement l’expérience.
L’Équateur et les Galápagos, façonnés sur mesure, pour ceux qui voyagent autrement
01 Quelle est la meilleure saison pour partir en Équateur ?
De la majesté des Andes aux rivages du Pacifique, des Galápagos à l’Amazonie, l’Équateur concentre une étonnante diversité de paysages et de climats sur un territoire à taille humaine. Découvrir les meilleures saisons…
02 Les tendances climatiques par région
A cause de la géographie du pays, le climat est particulièrement imprévisible en Equateur. Les habitants de Quito ont l’habitude de dire qu’il existe les 4 saisons dans une seule et même journée. Explorer les microclimats équatoriens…